Dellamorte Dellamore

Accompagné de son fidèle acolyte Gnaghi, Francesco Dellamorte épure chaque semaine un petit cimetière italien des morts qui se réveillent et hantent les lieux en quête de chair fraîche.

Adapté du roman éponyme de de Tiziano Sclavi, mais puisant également son inspiration dans son fameux fumetti Dylan Dog, Dellamorte Dellamore conte avec un humour noir acide et profondément addictif les errances émotionnelles de cet étrange duo formé d’un jeune homme fataliste que même la Mort ne semble pouvoir convaincre de tirer sur les vivants plutôt que les défunts, et de son compagnon qui ne s’exprime que par l’unique onomatopée « Gna ! ».

Parfois considéré comme l’héritier de Dario Argento auquel il a consacré un documentaire pour ouvrir sa carrière, Michele Soavi parsème sa fable macabre de références artistiques et poétiques, sans jamais oublier de ramener sous les feux de la rampe le grotesque de ses lignes de dialogue délicieusement cyniques.

Extrait de «Dellamorte Dellamore»