The Witch

1630, Nouvelle-Angleterre. Lorsqu’un couple et leurs cinq enfants s’installent à la lisière d’une forêt pour mener une vie recluse, ils croient pouvoir ainsi entretenir la tranquillité de leurs convictions pieuses. C’est sans compter la disparition de leur dernier né qui déclenche des tensions qui ne font que monter en puissance, jusqu’à se décharger sur la jeune fille de la fratrie incarnée par une Anya Taylor-Joy dont la blondeur luit dans les ténèbres picturales et diaboliques d’une sublime photographie.

Promu comme un film d’horreur, The Witch renouvelle en vérité le genre fantastique qu’il nimbe de l’atmosphère mystérieuse des folk-tales. Si le premier film du réalisateur du remarqué The Lighthouse (2019) est courtoisement accueilli à sa sortie, il reste une digne source de son esthétique singulière, tout en s’abreuvant à une autre : celle d’Ingmar Bergman qui en 1960 déployait un conte médiéval au cours duquel le Mal prenait en chasse la jeune fille blonde d’une famille pieuse...

Interdit aux moins de 12 ans
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Séance présentée par Aurélie Dos Santos, en partenariat avec La Vence Scène.

Extrait de «The Witch»